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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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448 LIVRE CINQUIÈME.

que les traités lui donnent; en même temps, ilajoute, par lorgane de M. le général Sébastiani,ce quaucune nation ne doit jamais dire, unegrande nation comme la France moins que toutautre, que nous voudrions bien, mais que nousne pouvons pas : d il suivrait que, si les diffi-cultés de la situation étaient moins appréciées au-deliors , on aurait compromis la paix sans essayerla guerre, et exaspéré Pétersbourg sans sauverVarsovie ! Quon eût laissé au contraire les expres-sions de la sympathie nationale jaillir de toutes lesbouches, de tous les cœurs, de tous les bancs,et que le ministère eût gardé un prudent, undigne silence, lEurope aurait connu les disposi-tions des deux Chambres, ignoré celles du cabinet,mesuré notre puissance, pesé notre médiation.Nous aurions fait davantage pour la Pologne ;nous naurions pas surpris le monde et contristéla France de cette déclaration officielle : la Franceveut et ne peut pas !

Lémeute plante à Tarascon, malgré lautoritéqui le prohibe , un arbre de la liberté; elle livre,elle gagne une bataille au pied de cet arbre detriste souvenir ; cela fait, larbre restera debout.A Paris, elle attaque des monuments saints; elleest vaincue et mise en fuite; mais ses œuvres luisurvivront comme si cétait elle encore qui eûtvaincu. Léglise de Saint-Germaint-lAuxerroisquelle a touchée, demeurera interdite à Dieu et à