INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 4?7
aux forces de la royauté, puisqu’il n’aura quecelles que la royauté lui aura données. C’est donctoujours un trône solitaire, un trône chancelantcomme un baliveau que battent tous les vents etqui est sans racines, un trône destitué de tout ap-pui en présence d’une assemblée unique, par qui,ou avec qui tout risque de périr. Car, soumise auprince, elle participera de la faiblesse du trône vis-à-vis les masses souveraines : hostile, elle n’auraitbesoin pour tout abattre, que d’un coup de hache,et, pour porter ce coup, que d’un vote par assis etlevé.
Au contraire, que le trône prît de l’ascen-dant ; que le dégoût public entraînât le pays loinde démagogues à froid, qui ressemblent à leursdevanciers, uniquement comme le vice ressembleau crime, que deviendrait la liberté? Elle n’auraitplus une garantie, plus un asile; à dater de cejour, il n’existe point de pairie pour sa défense,non plus que pour la défense de la royauté.
Le système prétendu libéral des catégories ren-ferme une foule de conséquences illibérales : lapremière est de créer un moyen patent de corrup-tion et d’asservissement, par cet appât de lapairie à donner aux fils ou à leur promettre duvivant même des pères; la seconde est d’excluretoutes les illustrations qui ne se seront pas sou-mises au joug des emplois publics, les Maillé, lesCuras, lesBeauvau, les Grammont, les Crussol,