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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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478 LIVRE CINQUIÈME.

les Brissac, les Masséna, les BeaufremonI, les Cler-mont-Tonnerre, les La Trémouille, les Montmo-rency, etc., s’ils ne sont pas présidents de tribu-naux de commerce ou préfets. Notre démocratie,entre la servitude et le nivellement, hésite-t*elle ?Pas un moment.

Une autre conséquence encore est d’isoler deplus en plus le trône de 1830, de le séparer sansretour de toute une classe éminente de la société,de rendre à toujours cette classe tout entièreétrangère aux affaires du pays ou hostile à sesinstitutions.

Il est à remarquer en effet que la plupart desorateurs, entendus dans cette magnifique discus-sion, n’auraient pu pénétrer dans la candidaturedes catégories; car aucun d’eux probablementn’aura été fonctionnaire public. On peut juger parlà à quel point nos exclusions jalouses sont favo-rables au développement du talent et à la grandeurdu pays. Sa grandeur! Si la sagesse publique,avertie par le retentissement de cet immense sacri-fice, ne revient point sur ses pas, nous verronstoutes les illustrations de tous les âges bannies de lasphère des pouvoirs; nous aurons une Chambredes députés à 500 francs d’impôts, le refuge detoutes les grandes influences du pays, et uneChambre des pairs étrangère à la grande propriétéet aux vraies illustrations. Ce seraient, à titresdivers, des assemblées redoutables, si Dieu ne