/( 8 2 LIVRE CINQUIÈME.
que les Bourbons comptent des siècles de gran-deur. Nous pourrions avoir leur couronne, jamaisleurs quartiers. Napoléon au contraire est unempereur parvenu, un bourgeois demi-dieu.M. Poux, M. Cabetne le jalousent point. Au fait,qui sait?
La terreur est amnistiée : la réaction de 181 f>est maudite. Pourquoi? D’un côté, il n’y eut pastrois têtes, grâce à Dieu! de l’autre, il y en a trentemille. Mais la faux populaire les moissonna : c’estjustice, gloire, nécessité.
Tout à l’heure, nous avions le choix d’une se-conde branche de la puissance législative indépen-dante, mais héréditaire; ou bien viagère, mais dé-pendante : qu’avons-nous fait?
Dans le même temps que nous livrons à lacouronne une branche tout entière de la puis-sance législative, nous lui contestons la nomina-tion aux grades de l’armée dans les limites siétroites fixées par les lois. Ce droit nécessaire,nous le transférons aux deux cents chefs de régi-ments; ce qui est multiplier le népotisme deuxcents fois par lui-même, ce cjui est détruire la res-ponsabilité, ce qui, à ce double titre, est illibéral,mais ce qui abaisse d’une assise l’autorité souve-raine; or, chacun de nous la veut d’une coudéeplus bas que son propre niveau.
Le même jour et à la même heure où nousraccourcissons et faussons dans ses mains l’épée