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LIVRE SIXIÈME.
droit de défense pour ses propres membres, ellefrémit, hésita entre deux peurs, et, chacunespérant ne livrer que la tête de ses voisins, touscédèrent. Quand Robespierre fut vaincu, elle l’in-sulta mort comme elle le révérait vivant. A la fin,elle tomba sous le poids de l’horreur publique.Le canon de vendémiaire, impuissant à la sauver,ne servit qu’à lui donner dans sa chute les joieshomicides de Sardanapale , et à joncher de ca-davres son lit de mort. Qu’il serve aussi, ce canondestructeur, dont les salves plaisent encore à nosoreilles libérales, qu’il serve à prouver bien deschoses : à prouver, par l’exemple de Bonaparte, ceque valent les gages sanglants demandés ou reçuspour la liberté ; par l’exemple de la Convention,combien la liberté révolutionnaire aime la force ettouche de près à la dictature ; par l’exemple deces panégyriques insolents, tout ce qu’il y a d’in-souciance du sang du peuple chez ces préten-dus amis du peuple, qui, la plupart, n’estimentde lui qu’une chose : ce sont les faisceaux consu-laires dont il peut armer leurs bras.
Depuis que ce livre a paru, la Convention a étécélébrée de plus haut encore que de la barre desCours d’assises. Ce n’est plus un républicain avoué,ce n’est plus M. Godefroy Cavaignac, qui l’exaltefièrement ; mais un habile et sage professeur, undéputé, un homme qui se proclame dévoué autrône nouveau, et qui a mission publique de