LIVRE SIXIÈME.
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mort, il eût accepté la république les bras ouverts.Mais du moment que le peuple anglais proclamala royauté, ce fut sérieusement, parce qu’il la vou-lait, parce qu’il la croyait utile à sa liberté commeà sa gloire, et dès lors il ne songea qu'à la rendreforte, grande, respectable à ses propres veux età ceux du monde.
Parmi nous, toute rétrécie qu’elle ait été dans saprérogative par la révolution de juillet et par laCharte nouvelle, la royauté est traitée comme unfort ennemi sur lequel on court à l’assaut ; c’est àqui lui enlèvera une de ses défenses, à qui insul-terases remparts. On lui conteste toutes les pompesdes cours. On veut lui interdire ce luxe utile quifait vivre les arts , et qui la rehausse dans les res-pects de la foule. C’est au point que ses ministresne savent, pendant de longs mois, comment ré-clamer une liste civile. Mais si on lui refuse pou-voir, richesse, grandeur, on exige beaucoup d’elle.On lui impose sacrifices sur sacrifices. De tous lessacrifices, le plus grand sera, il faut l’espérer,l’obligation d’attacher le sanction royale à la loide bannissement que la Chambre a votée.
Il y a seize ans déjà, nous nous sommes expli-qué, devant un autre pouvoir, sur ces ostracismesdes dynasties dépossédées, qui sont, disions-nous,une insulte aux vaincus sans être un secours et uneforce pour les victorieux. Nous répéterons aujour-d’hui les mêmes paroles. Des princes déchus ne