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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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ANARCHIE MORALE.

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royalistes de 1815 : qui, grand Dieu ! Et reconnais-sez qu’il n’est qu’une garantie solide : c’est la jus-tice, la loyauté, l’honneur.

Ceux qui affectent de douter du trône , quandce trône a consenti à se poser sur les barricades,ceux-là ne seront pas ramenés par un acte inju-rieux à la sécurité qu’ils dénient. La royauté netrouvera pas dans la voie de concessions sembla-bles plus de force, car elle n’y trouver# pas plusde respect. M. Eusèbe de Salverte combattit laproposition de bannissement alors qu’il croyaitentrer au conseil. Le conseil fermé devant^ui, ill’exigea. Quand pensait-il davantage à fortifier lacouronne et à la servir ?

Non, non ! la confiance et la force ne s’obtien-nent pas à de tels prix dans les sociétés civilisées.C’est la méprise de toutes les factions dominantes,c’est le mensonge de tous les tyrans, de proclamerque la politique a d’autres règles que la morale.Les pouvoirs qui attentent aux sentiments néces-saires de la famille, à la délicatesse nécessaire dela société, ces pouvoirs soulèvent contre eux unedouble tempête , plus de haines chez leurs adver-saires , chez leurs alliés plus d’exigences. Quandnous imposons à la royauté un sacrifice domes-tique, nous la rabaissons de dix crans. Guillaumeétait le gendre de Jacques II, la reine Marie étaitsa propre fille. L’Angleterre ne se donna point lajoie, après les avoir inaugurés à Westminster,

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