ANARCHIE MORALE.
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§ VII. — RESUME DE CE CHAPITRE. HAINE DE TOUTESLES -LEGITIMITES.
En résumé, nous assistons à un spectacle quine s’était pas vu encore dans l’univers, celui defactions qui n’ont peur que d’une chose : c’estque leur gouvernement ait le prestige de la légi-timité, ou seulement l’ombre d’une accointanceavec elle. La légitimité avait fait jusqu’à ce jourl’envie des pouvoirs nouveaux, et le désespoir deleurs accolytes. Napoléon, par exemple, n’eutd’aise que lorsqu’il tint dans sa couche une filledes Césars, lorsqu’il put dire : Mon malheureuxoncle , à ses courtisans ébahis, en parlant du roiLouis XVI. Mais nous entendons le célébrer beau-coup , et l'imiter jamais. Nos anarchistes veulentses cendres, et non pas ses leçons. Comptent-ilsglorifier ses mânes, en leur montrant, ainsi dé-chaîné depuis sa chute, ce monstre de l’anarchiequ’il avait vaincu si bien , trop bien assurément,et qu’il traînait, comme un roi captif, attaché àson char sous un manteau de comte ou de duc ?
Chose admirable ! Nous voulons rester une so-ciété régulière, conserver des mœurs dans la fa-mille, des liens dans l’État, de l’ordre dans le pays,et nous exigeons que notre roi n'ait ni entraillesni famille. Nous prétendons qu’un prince quicompte Saint-Louis et Henri IV parmi ses aïeux