LIVRE SIXIÈME.
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vention quand un des acteurs de ce grand dramese mit, il y a quelques années, à rallumer la lan-terne éteinte, et a rappeler les regards publics surle fossé de Vincennes. M. Dupin se jeta au milieude ce débat, pour foudroyer dans son ardent lan-gage tous ces souvenirs. Amis du régime impé-rial , relisez ses expressions. L’acte du consul, ill’appelle forfait; l’invasion des soldats, marche devoleurs , incursio lalronum; la procédure, mons-truosité infernale. Il insiste sur ce que tout s’ac-complit nuitamment; et Loisel dit que justice etexécution d’icelle se doivent faire de jour. Pour l’ou-verture du rapide procès, il fallut réveiller le ducqui dormait comme le grand Condé la veille deRocroyl s’écrie M. Dupin; tant le nom de ce princerappelait forcément les grands jours de la monar-chie, et tant son front rayonnait de la gloire de sarace! On voulut , continue l’honorable orateur, lefaire mettre à genoux. Un Bourbon, dit-il, ne flé-chit le genou que devant Dieu ! Le mot de héros ,souvent répété par l’éloquent jurisconsulte en par-lant du duc d’Enghein, justifiera ce parallèle au-près des amis du maréchal Ney.
Remarquons, en même temps, qu’alors M. Du-pin ne parla point de révision; il pensait que lagloire du prince n en avait pas besoin; cependant cen’eût pas été impraticable peut-être. Une commis-sion militaire n’est pas supérieure à toutes les ju-ridictions. Mais la Cour des pairs, quel tribunal