LIVRE SIXIÈME.
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avons traversés, interrogez le général blanchi quirègne sur vos bancs. Sous la Législative, ce n’estpas la convention encore, ce n’est pas encorele 10 août, ce n’est que le lendemain du 20juin ; sous la Législative, il est suspect, il est dé-crété de mort, il s’enfuit : ce sont les cachotsd’Olmutz qui nous gardent sa tête. Sous l’empire,il est suspect; il vit dans la retraite et fait silence.Sous la restauration , il est suspect, il conspire etparle , parle quinze ans liberté, égalité. Nous di-sons qu’il conspire, car il s’en vante. Et c’estune des meilleures preuves de la différence de nosrégimes. Suspect et conspirateur sous la Charte,il reste à son banc seize années entières ; suspectsous la Législative, pas un jour, pas une heure.Il quitte son armée pour passer sur la terre étran-gère un an avant Dumouriez.
Puisqu’on est saisi de l’horreur des réactionssanglantes, révélons un fait qu’on sera heureuxd’apprendre. C’est qu’il y eut un tribunal dans lemonde qui instruisit le premier les gouvernementsà se tenir pour détendus et vengés à moins defrais qu’au prix du sang de leurs ennemis. Ce tri-bunal appartient à la restauration; il est une desgloires de la France. On l’appelle la cour despairs.
C’est une ingratitude étrange, et une étrangehardiesse, de poursuivre l’institution de la pairieau nom d’une condamnation prononcée au Luxem-