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LIVRE SIXIÈME.
trouvera une ruine à faire, à qui se signalera parles plus grands coups. M. de Schonen ne voit pasqu’il a moins fait de bien par son courage contrela barbarie qui démolissait les temples, qu’il nefait de mal en attachant son nom à l’assaut dirigé,par la proposition du divorce, contre les seuls éta-blissements qui fussent intacts encore : la sociétécivile et la famille elle-même. Défendre nos mo-numents publics, et renverser le mariage, est uneinconséquence, où tout est profit pour le désordre.Nous disons renverser le mariage; car, le jour oùil n’est plus indissoluble, il est frappé dans sonessence. Les restrictions, les empêchements, leschances rares et difficiles n’y font rien. Qu’unhomme ait seul des armes au milieu de cent mille,qu’il promène son pistolet chargé sur toutes cesmultitudes : un seul doit périr. Mais l’existence detous est changée. Ils ne vivent plus de la mêmevie. Atteints par une menace, ils sont en effet tousfrappés.
Tel est le mariage sous la loi du divorce. Il dé-pouille son caractère auguste et sacré. Ce n’estplus qu’un contrat devant notaire et point un con-trat devant Dieu. Non pas que nous invoquionsles commandements de la loi religieuse ! Nous sa-vons trop que cette pensée est la seule qui aitprésidé à toute la discussion , soit pour ameuterune majorité ardente à contrecarer la religion parses votes, soit pour intimider tous les orateurs