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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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ANARCHIE MORALE.

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clama, pour ses morts, du curé Paravey, noustrouvons sous toutes ces pompes, un grand vide,et nous prions Dieu que le déchaînement despassions mauvaises n’ait pas mission de comblerl’abîme avec nos ruines.

§ IV. — SECTES SA1NT-SIMONIENNES.

Quand le désordre a ainsi troublé toutes lesimaginations, quand le bélier révolutionnaire afrappé , à coups redoublés , non-seulement toutesles institutions, mais tous les sentiments par les-quels l’Etat, la société, la famille subsistent, lapropriété, qui est la pierre angulaire de ce tripleédifice bâti par Dieu même, pouvait-elle être res-pectée ? On ne devait pas l’espérer.

La propriété a cessé d’être le point d’appui dela constitution française. Elle est traitée en vain-cue dans les lois, en ennemie dans la polémique.Si on continue, elle le sera bientôt en ilote.

Déjà la tribune, les journaux, les écrits, unereligion tout entière, travaillent directement etde front, à la renverser. Le ministère Laffitte en-tendit professer, du haut de la tribune nationale,les maximes les plus destructives qui aient retentidans aucun pays. Il entendit des déclarationsde guerre quotidiennes aux propriétaires, queM. d’Argenson appelait les clé lenteurs de la richessepublique. Pas une fois il ne voulut ou n’osa pro-