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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE SIXIÈME.

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le genou qu’y mettaient quelques-uns de nosguerriers, c’était le front.

Nous alors, nous luttions, au péril de toutesles injustices, contre les directions imprimées ausacerdoce, et sans aller jusqu’à prévoir la réactionimbécile et furibonde à laquelle nous assistons,nous prédisions les représailles de l’avenir. Au jour,d’hui, comment ne pas remarquer douloureuse-ment, que, dans le temps même où une religionfolle et criminelle, qui est le mysticisme de l’anar-chie (le saint-simonisme), s’avance hautementvers la jeunesse française, où cette religion auda-cieuse emprunte de tous les titres de hiérarchiessacrées bafoués par Voltaire, où elle inscrit sonnom sur ses mandements, le jeune grand-maîtrede l’Université, quand il parle aux élèves, pressésdans le champ-de-mai des grands concours, cé-lèbre avec raison , devant eux, la patrie et la li-berté, mais ne se permet pas même de murmurerle nom du Dieu qui a donné ces biens à la terre :déplorable concession au génie fatal qui nousdomine ! Il y a quelques mois, on mettait partoutle prêtre; aujourd’hui, on ne mettra Dieu nullepart !

Avouons-le, quand nous voyons un roi, à latête de son peuple, aller au Panthéon, en grandcortège, pour célébrer les funérailles de citoyensmartyrs, sans que la religion paraisse à ses côtés,afin de faire l’office que le peuple de juillet ré-