akarchie morale.
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seulement on aime et on respecte le pouvoirroyal comme un guide et un gardien, au lieu devoir en lui un ennemi. Le clioix du point d’ap-pui, tel est le secret des gouvernements, et sur-tout des gouvernements libres. Cette loi mé-connue, la sève, la vie leur manque ; ils meurentun peu plus tôt, un peu plus tard dans les con-vulsions.
L’autorité sera ainsi la tête de la société toutentière. Et la monarchie ne peut se concevoir qu’àcette condition. Si elle n’était, par l’effet des ins-titutions ou des événements, que la tête d’unedémocratie partielle, partiale, subalterne, et parconséquent plus ou moins jalouse, plus ou moinsdestructive, elle aurait inévitablement le sort despouvoirs éphémères qui ont paru déjà au faîte deces sables mouvants et qui tous s’y sont abîmés,cela pour deux raisons :
La première, c’est que cette démocratie de se-cond ordre, attisée dans ses passions par le per-pétuel orage de la liberté, et ne trouvant à sesvolontés qu’un obstacle, le trône constitutionnel,dès la première résistance et le premier choc, l’en-gloutirait.
La seconde, c’est qu’il 11’y a pas de gouverne-ment possible avec l’hostilité flagrante de classeset de partis qui ont la puissance de l’éducation ,l’ascendant des fortunes, le prestige des illustra-tions. Un tel gouvernement n’est possible nulle