ANARCHIE MORALE.
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C’est à sortir de ce cercle redoutable que tousles efforts doivent tendre. Il s’agit de secouerla tutelle de la fraction subalterne et agitée desclasses moyennes, qui tient la France depuis vingtmois sous son empire ; et cette entreprise hardie,il faudra l’accomplir tôt ou tard, sous peine demort.
Nous avons établi, en commençant, que la ten-tative surhumaine de la révolution de 1830 n’étaitpas le renversement du principe et du pouvoirmonarchiques. On sait maintenant toute notrepensée. L’œuvre surhumaine, à nos yeux, c’est lamise à néant, quotidienne et opiniâtre, d’un autreprincipe, qui est l’axe, le pivot et la charpente del’ordre politique. Le principe monarchique est uneinstitution et une garantie; le principe social quenous invoquons est le fond même des choses. Nousle comprenons, bien entendu, conforme au payset au temps ; étranger à tout privilège personnel,à tout esprit de caste, ralliant toutes les classesdans un même faisceau. Amendé selon le temps,mais toujours nécessaire à la civilisation et àla liberté, ce grand principe doit se montrerassocié à l’égalité civile que nous nous honoronsd’avoir défendue pendant quinze ans avec cons-tance, comme la plus belle des conquêtes et desgloires de la France. Mais il y va aussi de toutesses gloires et de toutes ses conquêtes, de reveniraux éléments conservateurs, que nous défen-