ANARCHIE MORALE.
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qu’il faudra bien une fois résoudre cependant,celle de notre vaste démocratie, obligée de trou-ver en elle-même ses digues, ses barrières, sonpoint d’arrêt, ses sûretés!
Confiante dans la facile épouvante que le dé-sordre inspire aux citoyens paisibles quand ils nesont pas, comme dans la capitale, réunis et armésau nombre de cent mille , l’émeute s’est mise entournée; elle court la France, elle multiplie detoutes parts ses attentats. Il y quatre mois, latourmente sociale de Lyon révéla une plaie pro-fonde. On se consola, parce que l’insurrectionn’avait été que sociale. Aujourd’hui, c’est l’in-surrection politique de Grenoble. Il faut se con-soler, parce que ce désordre n’a été que politique.
Mais ce qui ne permet pas une consolation,c’est la. sollicitude que toutes les insurrections,qui viennent tour à tour attrister, affaiblir, dé-considérer la France, rencontrent au sein de l’undes grands pouvoirs, de celui qui, émanant dupeuple, devrait tenir de plus près la main à ceque le peuple pliât sous le joug des lois. Car c’estdans cet esclavage , a dit Rousseau, que consistela liberté. Loin de là, la garde nationale et l’arméesont-elles criblées d’agressions, de plaies, d’ho-micides : la tribune se tait. La garde nationale etl’armée versent-elles leur sang pour la défense deslois : la tribune retentit de doléances et d’accu-sations. On a vu les ouvriers de Lyon déclarés,