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LIVRE SIXIÈME.
n’enviez pas la parcelle d’or , dont la patrieorne quelques chefs blanchis pour essayer decouvrir tant de misères aux yeux du soldat dontils sont tout l’orgueil. Songez qu’en venant, votrebalance à la main , peser exactement à l’armée lesmêmes rigueurs que vous avez subies, vous dispu-tez au parti que vous-même combattez son sceptregrossier; vous lui dérobez le niveau pour l’im-poser aux autres comme il l’impose à vous-même.Vous vous inoculez, de gaîté de cœur, la maladiequi le travaille, et qui est la véritable, la grandeinfirmité de la France !
Et c’est un personnage officiel, éminent, quis’exprime ainsi dans ce royaume continental , dé-mocratique et libre, dont l’unique force consis-tante est sa belle armée. Le même orateur avaitdit éloquemment une autre fois, que la Francene sera pas toujours en délire. Hélas, elle y estencore.
On a tant accusé la restauration de ne pas aimerassez nos gloires! et voilà les généraux illustresréduits, dans leur ménage, à ne plus savoir com-ment ils joindront les deux bouts! La Chambresemble avoir peur que l’armée s’attache trop vive-ment au gouvernement représentatif. Elle peutêtre rassurée. Il y a quarante ans que les rivalitésparlementaires font le désespoir des camps. Parlà a péri le Directoire ; les Cortès espagnoles ontpéri par là : un député, qui s’avisa d’appeler les