CONCLUSION.
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se tient ensemble, ne marche ; ne vit que par sapropre sagesse.
Dans celte situation extraordinaire où, depuisl’origine du monde , jamais encore nation ne s’é-tait trouvée, quelles seront les destinées de notrepatrie ? Pourra-t-elle fonder un gouvernement ?Celui qu’elle vient de se donnera-t-il des élémentssuffisants de force et de succès ? Ou bien est-ellecondamnée à des bouleversements sans terme,tant qu’elle ne se sera pas énergiquement réfor-mée elle-même, réformée dans ses moeurs, dansses opinions, dans ses institutions civiles, dans sesinstitutions politiques , dans ses sentiments à l’é-gard de la religion comme à l’égard de tout lereste. Là est le problème fondamental posé à laFrance par la fortune.
Nous aimons à le reconnaître : parmi tous lesorages, dans ces derniers temps, un réel miracles’est accompli. Au milieu de toutes les con-cessions à l’esprit révolutionnaire, concessionsd’hommes et de choses, d’institutions et de pou-voirs, de lois et de principes, des victoires ont étéremportées sur le désordre, quelques-unes grandeset signalées. Par elles , la paix publique subsiste ;par elles, une halte est faite, dont Dieu fixerala durée, sur la pente des révolutions; par elles,la Providence semble nous laisser maîtres encorede sauver l’ordre matériel, et de l’asseoir sur desbases solides. On peut compter cinq de ces vie-