CONCLUSION..
toires publiques : la clôture des clubs, le salutdes ministres accusés, le renversement de l'asso-ciation nationale , le maintien de la paix exté-rieure , l’issue enfin de la guerre sociale de Lyon.
La première fut l’ouvrage du ministère de coa-lition qui eut la rude tâche de gouverner d’abordla révolution. M. Guizot y mit sa résolution cou-rageuse , et les gardes nationaux de la rue Mont-martre leurs baïonnettes : c’était une bataille déci-sive. Si la faction l’avait gagnée, le gouvernementrévolutionnaire régnait.
La seconde est la gloire d’un ministère qui aété, du reste, le désordre même, et dans la vieduquel on est heureux de rencontrer une bonnepage. On aime à estimer ses adversaires, à louerles concitoyens que l’on combat. Ne recher-chons pas si les généreuses dispositions du pre-mier ministère n’enchaînèrent pas le second ;si la détermination annoncée très-haut par le roiLouis-Philippe de jeter sa vie et sa couronne dansla mêlée, plutôt que de laisser flétrir l’avénementde sa monarchie par des vindictes sanglantes , nefit pas la résolution unanime de ses ministres et deses lieutenants ; si même quelques-uns ne pensèrentpas acquérir , par un grand service , le droit derançonner de nouveau la couronne que la révolu-tion avait donnée à trop bas prix. En prenant lesfaitspour ce qu’ils furent, on doitreconnaître qu’unedes belles paroles de l’histoire est ce mot du géné-