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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CONCLUSION..

toires publiques : la clôture des clubs, le salutdes ministres accusés, le renversement de l'asso-ciation nationale , le maintien de la paix exté-rieure , lissue enfin de la guerre sociale de Lyon.

La première fut louvrage du ministère de coa-lition qui eut la rude tâche de gouverner dabordla révolution. M. Guizot y mit sa résolution cou-rageuse , et les gardes nationaux de la rue Mont-martre leurs baïonnettes : cétait une bataille déci-sive. Si la faction lavait gagnée, le gouvernementrévolutionnaire régnait.

La seconde est la gloire dun ministère qui aété, du reste, le désordre même, et dans la vieduquel on est heureux de rencontrer une bonnepage. On aime à estimer ses adversaires, à louerles concitoyens que lon combat. Ne recher-chons pas si les généreuses dispositions du pre-mier ministère nenchaînèrent pas le second ;si la détermination annoncée très-haut par le roiLouis-Philippe de jeter sa vie et sa couronne dansla mêlée, plutôt que de laisser flétrir lavénementde sa monarchie par des vindictes sanglantes , nefit pas la résolution unanime de ses ministres et deses lieutenants ; si même quelques-uns ne pensèrentpas acquérir , par un grand service , le droit derançonner de nouveau la couronne que la révolu-tion avait donnée à trop bas prix. En prenant lesfaitspour ce quils furent, on doitreconnaître quunedes belles paroles de lhistoire est ce mot du géné-