CONCLUSION.
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faut pour mettre un terme à cette situation, oupour y suppléer? Pourra-t-elle élargir ses bases,ou s’affermir sur la base restreinte que les événe-ments lui ont donnée ? Ayant hors du cercle deson action , les autels , les châteaux , quelquefoisles chaumières, saura-t-elle ressaisir ces pointsd’appui naturels de tout ce qu’il y a eu de gou-vernements dans le monde, sans aliéner de soi lesforces qui l’ont inaugurée ; ou bien ces forces suf-firont-elles à lui rendre possible sa tâche d’ordreet de liberté, par le concours résolu d’un corpsélectoral dévoué au trône nouveau et puissant sui-le pays ?
Cette question revient à celle-ci : la classemoyenne suffira-t-elle toujours à cette mission ?L’administration, qui est son unique lien, aura-t-elle la puissance de la tenir unie pour faire face à despérils qui l’assiégeront au-dessus, à côté, au-des-sous d’elle ? Dans un pays tel que le nôtre, toujourssévère pour les pouvoirs qui ne sont pas absolus etredoutés, cette classe active, même en restantunie, sera-t-elle toujours plus forte que tout cequ’elle prétend combattre et gouverner ?
Enfin, eût-elle les forces que ce rôle exige,aura-t-elle, comme l’aristocratie anglaise, le génie,la passion , la persévérance qui y sont indispen-sables ? Prêtera-t-elle main-forte au pouvoir par-tout et toujours, dans le jury, dans les élections,dans les conseils locaux, dans les assemblées na-