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CONCLUSION.
tionales, dans la presse, dans le monde, dans lebarreau, sur la place publique enfin, les armesà la main? Et cela sera nécessaire tous les jours,en tous lieux, en tous temps. On a vu qu’unedéfaillance à Lyon ou Grenoble est la guerre ci-vile. Ailleurs, ce peut être une révolution.
Voilà les questions posées par la fortune. Anotre avis, il n’y a qu’une alternative et qu’unesolution : les révolutions en effet, les révolutionssans terme, à la manière des républiques espa-gnoles, ou bien la réconciliation active, le con-cours sincère, dévoué, incessant de toutes lesforces conservatrices que la société porte dans sonsein. Nous disons la réconciliation des forces; carcelle des personnes ne suffirait pas; c’est celle desidées qui importe. Celle-là seule, si jamais elles’accomplissait, serait solide et décisive. 11 fautque le déchirement produit d’une part par les sys-tèmes et les luttes de la restauration , de l’autrepar les entraînements et les passions de 1830, seterminent. Il faut que l’ancien parti royaliste etcelui des royalistes nouveaux , lesquels, frappanttémoignage de l’inconsistance de nos idées et dela faiblesse de nos créations, n’acceptent pasce nom, tout en voulant la chose, en la voulanttant bien que mal, abjurent, à Paris, dans lesprovinces, partout, les préjugés contraires, lesinimitiés, les envies réciproques qui les divisent.Il le faut : car aucun des deux partis, aucune des