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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CONCLUSION.

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Quest-ce quattaquer la propriété dans un paysconstitué sur légalité des partages ? cest non pas

la répartir dune façon nouvelle, mais labolir. Car,

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ferez-vous des lots égaux entre tous ? aussitôt lehasard des naissances, le mouvement de la popu-lation aura tout changé. Il nest pas de combi-naison qui vous fasse échapper pour le lendemainà cette nécessité de compter encore des riches etdes pauvres, de recommencer toujours ce tirageau sort du sol entier de la patrie. En dehors delordre social sur lequel tout repose aujourdhui,il ny a donc que le saint-simonisme ou le ba-bouvisme ; et, la propriété anéantie , ce nest passeulement lesprit de conservation qui sévanouit;lesprit de progrès éteint son flambeau; le travailcesse; la civilisation, la justice, Dieu même seretire du milieu des hommes. Au sein de luniverssauvage et désert, créature déchue, lhomme sesent orphelin.

En dautres termes, la révolution de 1789 estachevée; la pousser plus loin ne se peut. Plusloin, il ny a que des abîmes sans fond et sansretour. Cest à ces abîmes que lesprit révolution-naire nous pousse. La France y veut-elle aller ?Si elle ne le veut pas , ce nest pas trop du con-cours de tous les hommes et de toutes les idéesdordre pour en préserver lavenir.

Car, en terminant ce livre, on est obligé de leredire. La révolution de 1830 nous a fait faire