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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CONCLUSION.

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Certes, si la raison et la justice, ces divinitésprotectrices des peuples fermes et sages, déci-daient seules des choses humaines, la sociétéfrançaise , dans ce conflit avec les mauvaises pas-sions , serait fondée mille fois à persister danssa sécurité. Lordre social que la révolution nousa laissé, nest-il pas le plus propice au grandnombre qui se soit vu dans lunivers ? Le droitseul le domine; légalité y règne; cette égalitésincère et féconde y fait de tous les biens de lacivilisation une loterie entre tous les hommes ; letravail, lhonneur, le talent, y sont toujours sûrsdu gain. Que demandera-t-on déplus pour lesmasses? La domination et la propriété; car ilny a rien de plus. Cest forcément sur ces deuxpoints que portera tout leffort public ou occultedes factions. La domination, le pouvoir public ?Qui loserait? Elles naccepteraient pas ce funesteprésent. Lyon nous a fait voir que cpiand il leurest échu en châtiment de leur révolte, elles nesavent désirer pour toute amnistie cpiune seulegrâce, celle dêtre gouvernées.

Reste la propriété : cest une bien autre séduc-tion. Mais elles peuvent obtenir la propriété parlordre et le travail ! On voudra la leur faire ac-quérir parla force. Ce nest rien de nouveau : cestla loi agraire, mais universelle, furieuse, insensée,accusant bruyamment le délire de ceux qui ferontce rêve exécrable.