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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CONCLUSION.

Lentreprise nest point surhumaine. Une fois,ces contre-poids nous ont été offerts , mais offertsmoins le premier des biens, moins la liberté. Dis-cernant, avec son regard d'aigle, ce qui devaitêtre ressaisi dans le naufrage du passé pour donnerà ce peuple innombrable un lien commun, uneassiette solide , Napoléon fit refleurir les maximessans lesquelles il ny a rien de stable chez les hom-mes; il les fit refleurir, appropriées à notre solnouveau.

Ce quil a fait, par le despotisme, nous avonsà le faire par la liberté, par la discussion , par letravail des esprits. La mission est plus difficile;elle est plus grande; puisse-t-elle ne passer ni lecourage de nos hommes dEtat présents et àvenir, ni la fortune de la France?

Que fit Napoléon ? U inaugura toute cette res-tauration sociale qui a fait sa grandeur, qui a faitsa popularité immense et profonde, en plaçantDieu au faîte de lordre reconstruit, en shonorantdunir les pompes de la religion à celles de sa cou-ronne, en osant avouer pour son sceptre et sonépée le concours de la croix évangélique quicalme les passions des hommes, facilite et anno-blit leur obéissance, donne au pouvoir son carac-tère moral, auguste et sacré. Cependant, il navaitpas affaire seulement, comme nous, à des espritsforts de collège et darrière-boutique que les édi-tions - Touquet de Voltaire et de Rousseau ont