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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CONCLUSION. G I 3

servitude. Alors seulement, il sera manifeste queles révolutions de la France sont finies.

Loin de nous de désespérer de notre pays!Ce quil a fait une fois par le bras dun homme, il fera quand lheure sera venue, par la raisonet la volonté de tous. En traçant le tableau quenous présentons à nos concitoyens ivres de fausseégalité, de fausse liberté , de fausse et mauvaisephilosophie, ce qui est une ivresse comme uneautre, mais plus fatale, nous avons voulu appelerde leurs passions à leur sagesse; leur faire voirquel torrent les pousse ; leur signaler labîmele courant les entraîne. Nous demandons à notrepatrie de méditer sur ce qui a été fait depuis vingtmois ; de peser tous les principes dordre quiont été méconnus; et on ne peut croire que laconscience nationale neti soit point frappée tôtou tard, quand on voit, dans le nombre de cesprincipes, ce quil y a de plus français au monde:lattachement, à la foi civilisatrice qui a fondé laFrance; la place réclamée, au foyer de la patrie ,pour les supériorités, filles du mérite, filles dutravail, filles des services, filles du génie ; lesdroits de la propriété; ceux des lumières, ceuxde la gloire, et par-dessus tout ce besoin de rap-prochement et dunion entre tous les enfants dela grande famille française, que le sentiment desdangers publics, intérieurs tout ensemble et ex-térieurs , doit nourrir ou réveiller au cœur dequiconque aime et honore la France.