CONCLUSION.
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Il faut la rétablir. Si le gouvernement de 1830était incapable de se proposer cette tâche ou de laréaliser, il périrait à la peine ; car la stabilité del’ordre constitutionnel, de l’autorité royale et durepos public sont à ce prix.
Nous savons bien la réponse qui nous attend. Na-poléon , dont nous invoquons les exemples, pou-vait tout! Français, nous ne serons dignes et capa-bles d’institutions libres , que quand le bon senspourra parmi nous tout ce qu’a pu le pouvoirabsolu. Nous serons sauvés quand l’esprit de Na-poléon au dedans sera l’esprit de la France. Nousn’avons par malheur que son esprit au dehors,deux raisons pour courir à notre ruine. Mais,sachons-le bien : nos préjugés, nos haines démo-cratiques passeront sous l’épreuve des sévérités duciel, si ce n’est pas sous l’action réparatrice desbonnes pensées du pays et des bons exemples dupouvoir. Car il faut que nous cessions de démolir,que nous veuillons enfin le otiurn cum dignitatenécessaire aussi aux nations ; pour cela, que nousrevenions à l’équité, à l’autorité, au respect, àla foi. L’édifice que nous établirons, alors, seraplus fort que celui de Napoléon ; car la placequ’occupait la force sera remplie par la justiceet par la liberté. La concorde alors sera réelleet stable : car elle naîtra, non de la contrainte,mais de l’union; de l’égale satisfaction de tous lesintérêts et de tous les droits, non de leur égale