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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CONCLUSION.

GI -2

Il faut la rétablir. Si le gouvernement de 1830était incapable de se proposer cette tâche ou de laréaliser, il périrait à la peine ; car la stabilité delordre constitutionnel, de lautorité royale et durepos public sont à ce prix.

Nous savons bien la réponse qui nous attend. Na-poléon , dont nous invoquons les exemples, pou-vait tout! Français, nous ne serons dignes et capa-bles dinstitutions libres , que quand le bon senspourra parmi nous tout ce qua pu le pouvoirabsolu. Nous serons sauvés quand lesprit de Na-poléon au dedans sera lesprit de la France. Nousnavons par malheur que son esprit au dehors,deux raisons pour courir à notre ruine. Mais,sachons-le bien : nos préjugés, nos haines démo-cratiques passeront sous lépreuve des sévérités duciel, si ce nest pas sous laction réparatrice desbonnes pensées du pays et des bons exemples dupouvoir. Car il faut que nous cessions de démolir,que nous veuillons enfin le otiurn cum dignitatenécessaire aussi aux nations ; pour cela, que nousrevenions à léquité, à lautorité, au respect, àla foi. Lédifice que nous établirons, alors, seraplus fort que celui de Napoléon ; car la placequoccupait la force sera remplie par la justiceet par la liberté. La concorde alors sera réelleet stable : car elle naîtra, non de la contrainte,mais de lunion; de légale satisfaction de tous lesintérêts et de tous les droits, non de leur égale