FRANÇAIS. 79
qui a révélé son sec rot. Crillon s'offre alors àses yeux : « Connaissez-'vous le perfide, lui» dil-il, en écumanl de colère ? Oui, sire, je» le connais, lui répond froidement Crillon , il» est devant vous. C’est moi, çt j’en fais gloire,» puisque j’ai été assez heureux pour vous cm-» pêcher de répandre le sang de l’innocence.» —11 n’est qu’un Crillon dans le monde, s’é-» cria Ilenri ni, en rougissant ; je révoque l’ar-» rôt de Fervaque. 11 est innocent, puisque» vous l’aVez sauvé. »
De toutes les provinces où l’esprit de révolteavait éclaté, le Languedoc était celle qui étaitla plus acharnée. Le maréchal de Bellegarde yfut envoyé, et Crillon servit sous ses ordres.L’humanité que ce dernier montra en deman-dant avec instance que son régiment ne fût pasemployé aux exécutions sanguinaires (i)qiueurent lieu, le rendirent également cher ausoldat et au peuple. Cette expédition terminée,il fut nommé sergent-major, grade qui étaitalors le troisième de l’armée. Ce fut en cettequalité qu’il combattit au siège de La Fère,«t qu’il contribua, par sa bravoure et son in-telligence , à la reddition de la place.
Une paix nouvelle fut signée; elle dura troisans. Crillon les employa à voyager en Italie.
(') De ce moment , les Italiens en furent seuls charges.