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Le retour de la guerre, et une lettre du roi le
l’appelèrent en France.
Nommé au commandement du régiment des
gardes, Crillon servit en Provence, sous leduc d’Epernon. Quelque temps apres, oncréa pour lui la charge de lieutenant-colonelde l’infanterie française. Il fut ensuite admisau conseil, et décoré de l’ordre du Saint-Esprit.Alors il dut quitter la croix de Malte. Le roilui adressa, à ce sujet, ces paroles flatteuses :« Consolez-vous de la perte du ti Iro de clieva-» lier, on ne vous appellera plus désormais» que le brave Crillon. »
Forcé de poursuivre une guerre qui répu-gnait à son âme sensible, Crillon fil tout ce quidépendit de lui pour en adoucir les rigueurs.La soumission entière de la Provence fut due,en grande partie, aux voies de conciliation qu’ilemploya,.et ce fut son éloquence touchanteet persuasive qui ramena le commandant deTarascon, un des plus braves capitaines descalvinistes, sous les drapeaux de l’arméeroyale.
Les victoires que la valeur et la générositéde Crillon lui faisaient remporter, augmentè-rent la haine que les chefs du parti calvinistelui portaient. On attenta à ses jours. Un soldatfanatique lui donna un coup de poignard qui,heureusement,ne l’cllleura qu’au front. Crillonpouvait ou le tuer, ou le livrer à la justice; mais