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gnon, le 2 décembre i6jl5, âgé de soixante-
quatorze ans.
Nous citerons de lui quelques mots, dontcependant nous ne garantissons pas toute l’au-thencité ; mais comme ils sont analogues àson caractère, et que la plupart sont plaisaus,nous nous reprocherions de les passer sous si-lence.
Bussy, fameux par la manie qu’il avait de sebattre, était son îival en amour; mais Crillonétait préféré. Bussy le rencontre dans la rueSaint-Honoré, et, lançant sur lui un regardfurieux, il lui dit brusquement : «Quelle» heure est-il ? )>— L’heure de ta mort, lui» répondit le brave Crillon. » ils mirent aussi-tôt l’épée à la main. Plusieurs seigneurs qui ac-coururent les séparèrent.
Un jour il entre dans une église, où un pré-tUcateur faisable touchant, récit des souffrances-de Jésus-Christ, et déclamait contre la bar-barie avec laquelle les Juifs traitèrent le Sau-veur du Monde. Crillon, saisi d’une sainteindignation, se lève, et, mettant la main surla garde de son épée , il s’écrie : « Où élais-tu ,» Crillon?»
Le duc de Joyeuse avait embrassé la règlede Saint - Ignace , et le hasard voulut queCrillon l’aperçût dans un moment où deuxfrère# capucins lui donnaient la discipline :