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quelle il donnait la préférence, et cetait celleconçue en Ces termes : « Il faut vaincre ou» mourir. »
Jeanne d’Albrct, avant embrassé ouverte-ment le calvinisme, rappela son fils auprèsd’elle. Elle acheva l'ouvrage commencé parla Gaucherie, et ce fut à ses leçons et à sesexemple que Henri fut redevable de ce mé-lange de politique, de grandeur d’âme et d’hu-manité , qui le caractérisèrent. Il avait à peinequinze ans, lorsque la Mothe Fénélon fut dé-puté par la cour de France auprès de sa mère,afin de la détourner de prendre part à la troi-sième guerre civile. Henri, présent à l’au-dience accordée à l’ambassadeur, parut peutouché des raisons qu’il allégua. Fénélon lui entémoigna sa surprise, et s’elï’orça de le rangerde son avis, en lui faisant le tableau le pluseffrayant des malheurs que cette guerre allaitentraîner après elle. « lion , bon, dit Henri,» c’est un feu à éteindre avec un seau d’eau.—i Expliquez-vous, répartit l’ambassadeur. —« En faisant boire, reprit le prince, ce seau» d’eau au cardinal de Lorraine, vrai et priu-» cipal boule-feu de la France.»
Fénélon ne fut pas plus heureux auprès deJeanne d’Albret. Elle refusa de se prêter auxdésir* de la cour de I 1 ’rance , et Henri, que lasoif de la gloire dévorait, demanxla et obtintla permission d’aller joindre l’armée des calvi-