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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 91

nisles. Il combattit avec eux à la bataille deJarnac, que les catholiques, commandés parle duc d’Anjou , gagnèrent, et fut déclaré chefdo la Ligue , après le lâche assassinat commispar Montesquiou, sur la personne du princede Condé.

Jaloux de soutenir leur cause, les protestansd’Allemagne et de la France envoyèrent dessecours A Henri ; mais ces mesures n’eurentpas le résultat heureux qu’on s’en étaitpromis.L’amiral de Coligny fut battu à Montoontour.Cependant, on ne perdit pas courage. On armade nouveau, et tout paraissait disposé pourque les calvinistes prissent leur revanche,lorsque la paix signée à Saint-Germain , le 11août 1670, suspendit les hostilités.

Invité à se rendre à la cour avec les chefsles plus recommandables de son parti, Henrivint, sans défiance , dans la capitale. La reinede Navarre, sa mère, y arriva aussi. Cetteprincesse, h qui Charles ix avaiL fait proposerle mariage de Henri avec Marguerite de Valoissa sœur, était accourue , dans l'espoir que cetteunion serait le gage assuré de la paix; maiselle mourut, après six jours de maladie, avantTue cet hymen fut célébré. Sa mort fit naîtred’odieux soupçons , auxquels Henri, qui pritalors le titre de roi de Navarre, ne voulut pascroire. 11 épousa Marguerite, le i 5 août 1572,