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Tome seconde.
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g4 LE PLUTARQUE

Henri, au contraire, avait de vrais amis,ardens à le servir; mais ils (liaient en petitnombre, et l’argent, ce nerf de la guerre,lui manquait. Voyant qu’il lui était impossible -de se rendre pour l'instant maître de la capi-tale , il s’en éloigna et sc relira en Normandie.

La ville de Dieppe lui ouvrit ses portes. Leduc de Mayenne se mit aussitôt à sa poursuite,et, l’ayant rencontré à Arques, il lui livra ba-taille. Tout autre que Henri l’aurait évitée, 1l’armée ennemie étant trois fois plus forte quo !la sienne : ill’accepla, et prouva, dans cettemémorable journée, que le génie et la bra-voure triomphent de tous les obstables. Trophabile pour laisser échapper les avantagesd’une si belle victoire, il s’avança sur Paris,où il répandit la terreur, par la prise de cinqfaubourgs qu’il enleva l’épée à la main. Les jParisiens, consternés, allaient se soumettre,lorsque l’arrivée du duc de Mayenne les ras-sura. Alors Henri, satisfait de leur avoir donné |l’alarme, se retira en lieauce, où il se rendit ?maître d’Élampes, ainsi quo de plusieursautres villes. Il entra ensuite en Touraine,s’empara de Tours, du Château du Loir, du ,Mans et de Laval, et parcourut en vainqueurtoute la Dasse-Normandie.

Plusieurs combats sanglans, mais de peud’importance, eurent encore lieu entre le»deux partis, avant qu'ils en vinssent à Tuf-

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