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Tome seconde.
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FRANÇAIS. $5

faire générale, dont la plaine d’Ivry fut lethéâtre. Henrij avant la bataille, fit passerdans l’ânie de ses soldats la noble ardeur quil’animait, en leur adressant ces paroles mé-morables : « Eufans, si vous perdez vos en-» seignes, ralliez-vous à mon panache blanc :» vous le trouverez toujours au chemin de la» victoire et de l’honneur.» il tint parole, et, soprécipitant dans les rangs des ligueurs, il lesenfonça et les mit en fuite. Mais lorsqu’il vitque le succès de la journée était assuré, ilfit sur-le-champ cesser le carnage, en criant àses soldats qui s’acharnaient sur les vaincus :« Sauvez, sauvez les Français ! »

Les premiers fruits de la victoire d’Ivryfurent la soumission des villes de Mantes et deVernon. Un des moyens les plus efficacespour réduire le duc de Mayenne, étaiL de luicouper toute espèce de communication avecle reste du royaume. Ileuri s’approcha , denouveau , de la capitale : Corbeil , Lagnine lui opposèrent aucune insistance , et , le8 mars x5go, les ponts de Charenton et deSaint-Maur étant en son pouvoir, Paris lutentièrement bloqué.

L’inquiétude de se voir serré de si près, nefut pas la seule qui tourmenta alors le duc deMayenne. Son fantôme de roi, le cardinal deBourbon, mourut; et comme ce n’était que delui qu’il tenait sa place de lieutenant-général