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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 141

pas à être récoru pensé. Il fut compris dans lapromotion des maréchaux de Fiance queLouis xiv fit un mois après son départ. Il futon ne peut pas plus sensible à celte grâce, et ildit à ceux qui l’en félicitèrent : « Je suis dans» une joie que je n’ai pas encore connue. »Mais combien n’eût-elle pas été plus vive en-core, s’il eût entendu le roi s’écrier, en lisantla liste de la promotion : « C’est bien là la vertu» couronnée ! a

La joie de Câlinât fut empoisonnée par lestracasseries de toute espèce que lui fit éprouverM. de Barbesieux. Il le laissa manquer d’hom-mes, de vivres, de munitions,et défendit ex-pressément aux trésoriers de lui faire la moin-dre avance. Le vrai talent ne connaît d’obtaclesque pour en triompher. Abreuvé de dégoûts ,Catinnt n’en parut que plus grand. Forcé delaisser mettre le siège devant Pignerol, il en•confia la désensc au comte de Fessé, et lui dit,«n le quittant, en présence de la garnison:« Comptez sur moi, comme je compte sur» vous.» Ce brave guerrier répondit à la con-fiance deCalinal, par la défense la plus vigou-reuse; et, donnant ainsi à l’armée française le•etnpsde recevoir les renforts qu’elle attendait,d eutla gloire d’avoir résisléau duc de Savoie,«t de lui voir lever le siège (î).

(i) Ce fut aux instruction! de Catinat que M. de Te»t :