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Tome seconde.
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l'IO LE PLUTARQUE

Coul' de Versailles témoigna les plus vivesalarmes. Câlinât seul ne se de : concerla point,et, suivant l’ennemi pas ù pas, il le laissa en*trer dans la vallée de Barcelonnette, marchersur Embrun, le prendre, tandis <jue , de soncôté, il couvrit Briançon, Quieras, Gap, etferma le chemin de Grenoble. VainementArnédée chercha-t-il à attaquer ces différonscorps, il trouva par-tout Câlinât, et se vitcoutraint d’évacuer le Haut-Dauphiné, et derevenir auprès de. Piguerol, d’où il était parti,après avoir perdu, sans aucun fruit, cinq à sixmille hommes.

Appelé par Louis xiv pour travailler auplan de la campagne suivante, Catinat se ren-dit à Versailles. Le roi approuva ses vues, etBarbesieux s’en vengea, en le contrariant surtous les moyens de les mettre à exécution.«Vous faites trop bien mes alfaires, dit le roi■» à Câlinât, le jour qu’il prit congé de lui pour» rejoindre l’armée, pour que je ne vous parle» pas des vôtres. En quel état sont-elles? —*•» J’ai tout ce qu’il me faut (1}, lui répondit-» il.—Voilà, reprit Louis xiv , le premier» homme de mon royaume qui m’ait tenu ce* h» «gage. »

Le désintéressement de Catinat ne tarda

(l) Il ne jouissait alors que <îc lieux mille livre» deliücation annuelle au dessus de scs revenus.