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LE PLUTARQUEtueuse, et se montra tour-à-tour magnifique,généreux et compatissant. Brantôme racontede lui un trait qui mérite d’être cité. Un de sesprincipaux domestiques lui fil un jour quel-ques représentations sur les dépenses exces-sives de sa maison, et lui proposa de réformerune partie de ses gens. « Sachez donc précisé -» ment d’eux,lui réponditBiron,s’ils peuvent» se passer de moi ; car s’ils le peuvent ou le» veulent, je le veux bien, monsieur le maî-» tre; mais je m’assure que, lorsque vous aurez» parlé à eux, il faudra bien qu’ils demeu-» rent. »
Le calme heureux dont jouissait la France,fut toul-à-coup troublé par la mort du ducd’Anjou (j). Le roi de Navarre, qui devenaitle plus proche héritier de la couronne, étaitcalviniste, et l’on prétendit qu’il ne pouvaitpas obtenir un trône occupé, depuis un tempsimmémorial, par un prince catholique. Ce futalors que les ligueurs, ayant le duc de Guise àleur tête, commencèrent la guerre. Constam-ment attaché à la cause de son roi, Biron re-poussa toutes les propositions qui lui furentfaites par le parti ennemi, et sa fidélité de-meura intacte au milieu de toutes les intriguesdont la cour fut agitée.
(1) Le duc d'Alençon avait pria ce nom à l'av^ncmcnlde Ilcmi ni au trône.