FRANÇAIS. 225
Henri m mourut assassiné. Biron fut lepremier qui reconnut Henri IV, et qui s’em-pressa de lui offrir ses services. Sensible àcelte démarche, le roi lui dit en l’embrassant :« C’est à celte heure qu’il faut que vous met-» liez la main droite à ma couronne : ni mon» honneur ni le vôtre ne veut pas que je vous» anime par discours : pour commencer nos» affaires, allez tirer le serment des Suisses, et» puis venez me servir de père contre ces gens» qui n’aiment ni vous ni moi. — « Sire, lui» répondit Biron , c’est à ce coup que vous eon-» naîtrez les gens de bien. Nous parlerons du» reste à lois)Je ne vais point essayer, mais» quérir ce que vous demandez. »
11 tint parole; il courut aussitôt au quartierdes Suisses, obtint d’eux le serment de ne pasquitter l’armée, et revint un instant après pré-senter au roi les officiers et les soldats de celtebrave troupe, ainsi que fdusieurs seigneurs,au nombre desquels étaient MM. de Guilri, deSaccis, de Chulillon et de La Noue.
Attaché de ce moment à la fortune deHenri iv, que les ligueurs forçaient de con-quérir son royaume, Biron le servit avec zèle,et se distingua à la bataille d’Arques, au siègede Paris, à la prise du Mans, d’Alençon, et àla journée mémorable d’ivry. Ce fut aprèscette dernière bataille, où il ije combattit pas,mais au gain de laquelle il contribua par les
10 *