226 LE PLUTARQUE
manœuvres les plus savantes’, qu'il dit au roi :
« Sire, vous avez fait aujourd'hui le devoir du» maréchal de Birou, et le maréchal de Biron» a fait ce que devait faire le roi. »
Parmi les sujets fidèles qu'on s’efforça decorrompre, Biron fut un de ceux auprès du-quel on fit les plus fortes tentatives. Le légatdu pape lui demanda une conférence à la-quelle il se rendit , du consentement deHenri iv. On chercha à l'éblouir par les plusmagnifiques promesses ; mais rien ne fut ca-pable de l'ébranler.
L’armée royale s’étant rendue maîtresse deplusieurs places importantes , elle s’avançavers Paris, et le siège de cette ville fut faitpour la seconde fois. L’arrivée du duc deParme le fit lever presque aussitôt. Henri IVmarcha contre ce prince, et lui présenta labataille; le duc de Parme l’évita adroitement,et dès qu'il eût trouvé le moyeu de ravitailler,sans coup férir, Paris, qui était aux abois, ilse retira dans les Pays-Bas.
Alors Biron, à qui Henri iv avait confié lessceaux, quitta la place de chancelier, pour nes’occuper que du métier des armes. Il fil d'a-bord le siège de Chartres , dont il s’empara. 11investit ensuite Rouen , et y déploya ses talonsmilitaires. Cependant ses ennemis l'accusèrentde ne pas avoir agi de bonne foi, et d-’avoirfait manquer la reddition de cette ville, en