FRANÇAIS. 2.') A
Ja magistrature, la noblesse, la marine, lesfinances, le négoce, avaient besoin d’une maintutélaire et hardie qui, tout en respectant leursdroits, les empêchât d’empiéter sur ceux desautres et de nuire à l’intérêt du royaume.Colbert forma plusieurs plans. Quelques-unsfurent suivis; d’autres ne purent pas l’êlre ,quoique l’utilité en fût généralement re-connue.
Cependant le commerce et la marine,objets particuliers de sa sollicitude, l’ecueil-lirent le fruit de ses soins. Le premier de-vint florissant, et la seconde formidable. Deuxcompagnies commerciales furent créées; l’unepour les Indes-Orientales , l’autre pour lesGrandes-Indes ; et, de ce moment, le luxe dela France cessa d’être tributaire de l’industriedes Anglais et des Hollandais. On murmurad’abord contre cette nouvelle manière decommercer; mais les princes, la cour, ettout ce qu’il y avait de recommandable dans leroyaume ayant ouvert leur bourse pour encou-rager cette noble entreprise, toute la nationfinit par la seconder de tout son pouvoir.Quant à la marine, tombée dans l’anéantis-sement sous le règne de Mazarin, elle sereleva tout à coup de ses ruines. Les ports doBrest, de 'Foulon et de Rochefort furent misen état de donner naissance et asile aux vais--