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seaux. Des chantiers, des arsenaux y furentconstruits, et, dans le court espace de troisans, plus de cent vingt vaisseaux de guerreparaissant sur l’Océan et la Méditerranée, yfirent respecter le pavillon français. Des trai-tés de commerce furent signés avec la Suède etle Danemarck, et l’on n’eut plus besoin d’a-voir recours à l’étranger pour le transportdes productions du royaume.
La France commençait à redevenir floris-sante, lorsque de nouvelles guerres arrêtèrentle cours de ses prospérités. 11 fallut de l’ar-gent ; on en demanda impérieusement à Col-bert , et il fut contraint d’employer des me-sures qui répugnaient à sa délicatesse. Lesrentes sur l'Hôtel-de-Ville furent réduites;aussitôt le peuple fil éclater les plus vifs mur-mures, et oublia, dans son ingratitude, toutce que Colbert avait fait pour lui. Un mar-chand nommé Ilazon, consulté par ce mi-nistre, osa même pousser l’insolence jusqu’àlui dire : « Vous avez trouvé la voilure rcn-» versée d’un coté, et vous l’avez renversée de» l’autre. »
Un autre que Colbert se serait vengé, enabandonnant le timon des affaires. Il n’endevint que plus zélé, et parvint, à force debienfaits, à suspendre les clameurs. L’agri-culture lut encouragée, et l'industrie natio-