2-tO
I.E PLUTARQUEcombat de Leuze fut son début; il y déployaun mâle courage, et voulut charger à la tâtedes dragons ; mais le maréchal de Luxembourg,craignant avec raison que les jours d’un princequi donnait de si grandes espérances, nefussent compromis dans une de ces a fia iresoù de simples officiers doivent agir, interposasou autorité pour l’empêcher de courir deschances si périlleuses. Lejeune héros se plai-gnit amèrement d’une pareille entrave, etreprésenta que c’était à lui à donner L’exempledu dévouement à son roi et à sa patrie. De ccmoment, un libre essor lui fut permis, et il s’ylivra sans réserve à la mémorable journée de.Steiulcerque. Après avoir chargé l’ennemiavecle maréchal de Luxembourg et lesprincesdu sang, il se précipita au plus fort de la mê-lée, et y fut blessé assez grièvement. On l’em-porta pour le panser; mais à peine eut-onposé le premier appareil sur sa blessure , qu’ilrevola au combat, et se mit avec une vigueursans égale à la poursuite des fuyards.
La troisième campagne que fit le duc deChartres (1) ne fit qu’ajoutera la réputationde bravoure qu’il s’était acquise pendant lesdeux précédentes. La journée de Nerwinde,sur-tout, fut.pour lui un triomphe. Il franchit,
(i) C’est le nom <juc le jeune duc d’Orléans porta jus-qu'à la mort de son père.