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Tome seconde.
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242 LE PLUTARQUE

talens, de l’esprit et des vertus, ne put pasfixer son trop volage c : poux ; mais elle en futtendrement chérie, et l’estime, les soins, leségards qu’il eut pour elle pendant tout le coursde leur union, la consolèrent de ne pas régnerseule sur son coeur.

Le duc d’Orléans mourut. Maître d’unofortune immense, le duc de Chartres, quenous n’appellerons plus désormais que le ducd’Orléans, composa sa cour de tout ce quela France avait de plus recommandable. Si lavolupté y présida quelquefois, le vrai méritel’embellit toujours. L’amabilité, les agrémensde la figure ne furent pas les seuls litres poury être admis; l’homme d’esprit, l’homme àtalens y reçurent constamment l’accueil leplus favorable.

Tandis que le duc d'Orléans s’abandonnaitainsi à l’ivresse des plaisirs, la guerre de laSuccession éclata. Il sentit aussitôt son amourpour la gloire se rallumer, et demanda, avecles plus vives instances, qu’on lui confiât lecommandement d’une armée. La disette degénéraux, causée par la mort de Coudé, deTurenne, de Luxembourg, et la vieillessede Catinat, lui fut favorable. Leroi, forcé,par les circonstances, de renoncer à son sys-tème , le nomma pour succéder au duc doVendôme- en Italie. 11 partit ; mais, à son. arrivée devant Turin, il vit, avec une peine