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qu’il allégua parurent si judicieuses, qu’onétait sur le point de déférer à son conseil,lorsque le maréchal de Marcin montra unordre du roi, qrni enjoignait de ne passortir de ses lignes. Le prince, ne pourtantplus douter que cet ordre n’eût été surpris parune puissante cabale qui s’était formée contrelui à la cour, s’écria , en frémissant de colère:« Je vois bien qu’on veut sauver l’ennemi aux» dépens de ma gloire : j’en fais le sacrifice; ily> ne me reste plus que le mérite de l’obéis-» sauce. »
Certain d’être vaincu , il ne conserva plusque l’espoir de faire payer cher la victoire.Il soutint, aussi long-temps qu’il le put,l’attaque ; et lorsqu’il sc vit hors d’état de ré-sister, il se précipita dans la mêlée et y reçutune blessure qui le força d’abandonner lechamp de bataille. De ce moment, les Fran-çais ne le voyant plus à leur tête, tom-bèrent dans l’abattement le plus affreux. Leurslignes furent forcées, leur défaite com-plète, et toute leur artillerie, ainsi que leurs
» sc porter mutuellement (le prompts secours. Quanil» le Français attend qu’on l’attaque, il perd le plus grand» de scs avantages, cette impétuosité et ces premiers mo-s mens d’ardeur, qui décident si souvent du gain de»» batailles. Croyez-moi, il faut marcher à l’ennemi. » Tous* les licutcnaus-generaux répondirent : « Il faut marcher.»