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Tome seconde.
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français. . 2Î5

munitions tombèrent au pouvoir du vain-queur ( 1 ).

Forcé à la retraite, le duc d’Orléans la fitdans le meilleur ordre. Il s’occupa de cou-vrir le Dauphiné, menacé par le duc deSavoie, pourvut aux besoins de ses troupes ense dépouillant pour elles, et leur assigna desquartiers d’hiver, où elles ne craignirent pasd’être inquiétées. Ces dispositions faites, ilse rendit à Paris, où il fut reçu comme s’ileût remporté la victoire. Tout le monde con-naissant les intrigues dont il avait été la vic-time, le plaignit. Louis xiv se repentit d’avoircédé à des conseils perfides; et, sachant gréà 6on neveu de son obéissance, il l’en récom-pensa, en lui donnant le commandement del’armée d’Espagne.

Craignant que l’envie ne cherchât à l'em-barrasser par de nouvelles entraves, et con-vaincu que l’argent est le nerf de la guerre,le duc d’Orléans engagea ses domaines pours’en procurer. Tranquille sur ce point im-portant, il partit pour l’Espagne, où il trouva,à son grand regret, les opérations militairescommencées. Le maréchal de Berwick ve-nait de remporter la victoire d’Almanza. Le

(i) Le maréchal de Marcin ne voulant pas survivre à s*honte, chercha la mort cl la trouva au milieu de» ennemis.