FRANÇAIS. 20 3
resta , et la moitié de la France se trouvaruinée.
Les plaintes éclatèrent de toutes parts. Ellesfurent heureusement la seule manifestationde l’indigation générale. La paix intérieure nelut point troublée, et le régent ne négligearien pour qu’elle subsistât au dehors. 11 litchoix d’un négociateur habile et fidèle, afinde s’assurer de l’alliance de l’Angleterre. L’abbéDubois fut envoyé par lui à la cour deLondres.Ses négociations eurent un plein succès. Lesarticles de la paix d’Utreclil furent confirmés;la Hollande y donna sans peine son adhésion.
Mais cette union de la France et de l’An-gleterre déplut au roi d’Espagne, ou, pourmieux dire, au cardinal Albéroni, son pre-mier ministre. Ce dernier, dévoré d’ambition,et désespéré de l’inaction à laquelle il étaitréduit, résolut d’embraser l’Europe. Il arma.Les flottes espagnoles couvrirent bientôt laMéditerranée. La Sai’daigne fut conquise,et la Sicile, que le duc de Savoie possédaitdepuis la paix d’Utrccht, rentra soss la domi-nation de Philippe v. Non content de cesconquêtes, Albéroni chercha à excite» destroubles en France, et particulièrement enBretagne. Ses menées furent découvertes.L’ambassadeur d’Espagne fut arrêté à Paris,ses papiers saisis, et ses principaux complices