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Tome seconde.
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25 t LE PLUTARQUE

connus. Albéroni , pour s’en venger, publiades écrits dans lesquels l'administration durégent était peinte sous les plus noires cou-leurs. Ce prince dédaigna ces misérables pam-phlets, et n’y répondit que par une déclarationde guerre. L’armée française entra aussitôten Espagne, sous les ordres du maréchal debcrwick. La campagne fut fatale au roi d'Es-pagne. Les Français lui enlevèrent Fonlarabieet Saint-Sébastien. Les Anglais battirent saflotte sous les murs de Messine ; et l'empereurs'empara de la Sicile et de la Sardaigne. Acca-blé par tant de disgrâces, il demanda la paix,qu’il obtint aux mêmes conditions qui luiavaient été offertes avant la guerre. Le ma-riage de l’Infante avec Louis xv, et celui demademoiselle de Montpellier, lille du régent,avec le prince des Asturies, furent une desprincipales conditions du traité.

Quelques exemples de sévérité étant néces-saires, cinq gentilshommes bretons qui étaiententrés dans le complot du cardinal Albéroui,furent condamnés à perdre la tête. Le régentcrut ne pas devoir étendre plus loin sa justice ;et quand on lui présenta la liste des conjurés,dans laquelle il reconnut les noms de ceuxqu’il avait le plus comblés de bienfaits , il or-donna qu’elle fût jetée au feu, afin de ne pasêtre forcé de renouveler les proscriptions.