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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 25g

posé à celui qu’on avaitsuivijusqu’alors, laissavoir Unité retendue de son génie. Ce ne fut nisur le sommet, ni sur le milieu des montsqu’il plaça ces remparts réguliers et redouta-bles qui l’ont immortalisé ; il les éleva dansdes plaines, parce que les transports et lesap-provisionnemens sont plus faciles. On ne vitplus ces liantes murailles, ni ces innombra-bles toui's dont elles étaient flanquées. Toutesles fortifications furent construites presqu’auniveau de la terre, et tellement ordonnées,qu’elles se prêtèrent une mutuelle défense.

Après avoir ainsi pourvu à la sûreté de l'in-térieur du royaume, il lut appelé en Flandre,où Louis xiv venait de porter, la guerre.Chargé de nouveau de la conduite de tous lessièges, aucune ville ne put résister à ses atta-ques; et celles qu’on avait jusque-là regardéescomme imprenables, n’en furent pas moinscontraintes de se rendre, après quelques joursde tranchée ouverte. Lille, qui fut de ce nom-bre, et qu’on désirait de conserver, devint,par ses soins, plus forte encore; il y éleva unecitadelle qui excita l’admiration générale, etdont il fut nommé gouverneur. Ces travauxachevés, il s’occupa de mettre sur le mêmepied de défense toutes les villes de la Flandre,de l’Artois et de la Franche-Comté, qui enétaient susceptibles ; et, cédant ensuite auxinstances du duc do Savoie, il passa, avec le