•2 6o LE PLUTARQÜE
consentement du roi, dansles étais de ce prince,et y dressa le plan des fortifications de Vécue,de Verceil et de Turin.
Constamment occupé du bien public, ilemploya le repos que lui laissa le traité d’Aix-la-Chapelle, à visiter le royaume, et à cher-cher les moyens d’y vivifier le commerce et d’yrépandre l’abondance. Il l’emarqua les lieuxoù de nouvelles roules devaient être placées,les rivières sur lesquelles des ponts pouvaientêtre élevés, et les contrées où la navigationintérieure demandait des canaux. Mais les pro-jetsqu’il conçut dans cet insléressant voyage nepurent être mis à exécution. Le retour de laguerre en empêcha. Rappelé auprès du roipour y remplir ses premières fonctions, ilmontra le même zèle, la même activité, lamême intelligence. Les plus fortes places furentforcées de se rendre.
Louis xiv, pour le récompenser de ses ser-vices, le nomma successivement brigadier deses armées, maréchal-de-camp ; et la placede commissaire - général des fortifications deFrance étant devenue vacante par la mort duchevalier de Clerville, il l’eu revêtit. La paixde Nimègne signée, il le chargea de cons-truire le port de Dunkerque et de fortifier lesvilles de Casai et de Strasbourg. La dernièremain était à peine donnée à ces grands ouvra-ges, qu’il vola devant Luxembourg, dont on