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reuse résistance, il les bat toutes les fois qu’illes rencontre, et les contraint de prendre lafuite. Au siège de Jaffa, il pénètre dans lecentre de la ville, après avoir enlevé, l’uneaprès l’autre, les maisons qui y conduisent;il escalade deux forts et s’y établit malgré lestroupes qui le défendent. A celui de Saint-Jean-d’Acre, il dirige plusieurs attaques, etle plus brillant succès couronne toutes sesentreprises ; mais c’est sur-tout à la batailled’Aboukir qu’il déploie les plus rares talenset la valeur la plus soutenue. Il chasse de lamontagne de Sables les Turcs qui la défen-dent avec six canons de gros calibre, lesmet en fuite, et les poursuit jusqu’à la mer,où le plus grand nombre, saisi de terreur, seprécipite. Ce poste enlevé, il investit la villed’Aboukir, s’empare des ret ranchemens qui l’en-vironnent, et ne quitte le combat que lors-qu’une blessure des plus graves le met dansl'impuissance de le poursuivre.
Cependant des circonstances politiques em-pêchent les Français de profiter de leurs avan-tages. Lannes revient en France, et l’hon-neur de déposer dans l’église des Invalidesles trente-deux drapeaux qui ont été pris enÉgypte par l’armée d’Orient, lui est confié.La révolution du 18 brumaire arrive, etLannes, qui a participé au succès de cetteheureuse journée, est envoyé à Toulouse en