FRANÇAIS. 267
l’ennemi en pleine déroulé. Il y reçoit plu-sieurs blessures; mais, surmontant la douleurqu’elles lui causent, il se trouve, quelquesjours api’ès, à la bataille d’Arcole, et partagela gloire de cette mémorable journée.
L’armée française poursuivant ses victoires,marcha sur Rome. Lannes, chargé de l’at-taque d'Imola, s’empara, l’épée à la main ,des retranchemens de cette ville, et ce coupd’éclat décida la soumission du Saint-Père.Il était juste que le vainqueur devînt le négo-ciateur de la paix. Lannes fut envoyé auprèsdu Souverain-Pontife , et ce fut lui qui réglales conditions du traité que la cour de Romefit avec la France.
La paix ayant été signée, l’année suivante,avec l’empereur d’Allemagne , le généralLannes se rendit dans la capitale, ou il futinitié dans tous les plans qui avaient pourbut l’expédition qu’on projetait alors contrel’Angleterre; mais le gouvernement françaisayant adopté d’autres vues, il brigua l’hon-neur d’être du nombre des guerriers qui de-vaient accompagner Bonaparte en Egypte.Constamment placé à l’avant-gai'de, il signalasa valeur à Malte, au débarquement d’Alexan-drie, ainsi que dans tous les combats qui pré-cédèrent l’entrée triomphante des Françaisdans la ville du Caire. C’est vainement queles Mameloucks lui opposent la plus vigou-